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Année : 1998
Tome : 149
Volume : 2
Pages : 141-148
Titre : Etude morpho-biométrique de la chèvre du Rove, III. Longueur de corne (LC) dans les 2 sexes et indices de dimorphisme sexuel du cornage (IDSC)
Auteurs : JJ. LAUVERGNE, D. BOUCHEL et F MINVIELLE
Résumé : Dans un troupeau de chèvres du Rove basé dans les Maures, au plan de Suvières, commune de Collobrières (Var, France), les courbes de croissance de la longueur de corne (LC) de 75 femelles et de 11 mâles ont été étudiées à l'aide d'un modèle mathématique dit monomoléculaire qui décrit la phase de croissance ralentie. L'équation de ce modèle s'écrit X = A - Be-kt, X étant la valeur de la mensuration, k le taux de croissance relative, A l'ordonnée de l'asymptote et B une constante telle que (A-B) = X(0). La longueur des cornes en race du Rove se caractérise par un taux de croissance relative k de 0,33 chez les mâles et de 0,43 chez les femelles. Ces taux sont inférieurs à ceux des autres mensurations linéaires déjà étudiées dans la race : longueur de l'oreille, vide sous sternal, profondeur de thorax. L'étude de l'âge u pour atteindre différents pourcentages de la longueur de corne à maturité (90, 95, 97,5 et 99 p.100) révèle que le pourcentage de 97,5 p.100 est seulement atteint à l'âge de 7,7 ans par les femelles et 10,4 ans par les mâles. Dans les précédents articles de la série [3, 11] il avait été admis que la valeur asymptotique A pouvait être prise comme valeur pratique à maturité d'une mensuration. Pour LC, cette valeur asymptotique A peut aussi être admise au moins provisoirement comme valeur à la maturité par défaut pour la longueur de corne. Chez les mâles Rove la longueur de corne à la maturité (A = 90,2 cm) est inférieure à celle de bouquetins pyrénéens (Copra pyrenaica) appartenant à 2 populations étudiées en Espagne (respectivement 117 et 103 cm), mais supérieure aux valeurs observées chez la chèvre de Montecristo en Italie (50 à 60 cm). En revanche, pour les femelles, c'est le contraire, on observe une valeur de 44 cm chez la Rove pour respectivement 17 cm et 19 cm chez le bouquetin. Des indices de dimorphisme sexuel du cornage (IDSC) ont été calculés IDSCA = A mâle/A femelle et IDSCk = mâle/ k femelle. Ils sont plus élevés chez le bouquetin des Pyrénées (6,01 et 0,69 pour respectivement IDSCA et IDSCk) que dans le troupeau Rove (respectivement 4,09 et 0,26).Vu les écarts observés on peut penser que la longueur de cornes (LC) et les indices de dimorphisme sexuel du cornage (IDSCp et IDSCk) présentent un certain intérêt pour comparer des espèces au sein du genre Copra ainsi que des races de chèvres domestiques entre elles.
Mots clés : cornes - biométrie - dimorphisme sexuel -Provence - chèvre.
Correspondance : JJ. LAUVERGNE
Adresse : Département de Génétique Animale de l'INRA, Laboratoire de Génétique Factorielle, Bât. 211, CRJ/INRA, F-78352 Jouy-en-Josas

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